Les jeux olympiques de Londres ont été le théâtre d’un moment particulièrement fort ce vendredi 3 août. En effet, pour la première fois dans l’histoire des jeux, une femme saoudienne, la judokate Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani, est entrée en compétition.
Un combat symbolique
Agée de seize ans, la judokate Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani a affronté la portoricaine Melissa Mojica lors d’un combat qui a duré 1 minute 22. Balayée par son adversaire, la judokate a pourtant défrayé la chronique en apparaissant la tête couverte par une sorte de bonnet de bain. Si la prestation de la sportive fait partie de celles qui ont été les plus suivies à la télévision, Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani a également été très bien accueillie et très applaudie par le public présent sur place, sans doute sensible à la symbolique de sa présence aux jeux. En effet, ce n’est que le 12 juillet dernier que l’Arabie saoudite avait annoncé officiellement sa décision d’envoyer deux femmes aux Jeux olympiques, une première dans l’histoire du pays. A noter qu’il en a été également de même pour le Brunei et le Qatar qui ont eux aussi envoyé des athlètes féminines pour la première fois cette année.
Les négociations pré-compétition
Si la judokate Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani a été la première femme saoudienne à entrer en compétition, elle sera suivie par l’une de ses compatriotes, Sarah Attar, qui participera quant à elle à une épreuve d’athlétisme sur 800m le mercredi 8 août 2012. Si la présence de ces deux athlètes de haut niveau était évidemment légitime, elle a été le fruit de nombreuses négociations entre le CIO et la délégation saoudienne qui avait insisté pour que les deux femmes se présentent la tête couverte. Le voile étant considéré comme beaucoup trop dangereux dans une discipline telle que le judo, le bonnet a été adopté permettant le respect des règles de sécurité mais également celui des convictions religieuses.
Copyright image: lilufoto – Fotolia